B comme Bertrand FALIGHERO

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***

Bordeaux, le 2 Novembre 2020.

Salut Bébert !

Il y a fort longtemps que je n’avais entendu ton nom… C’est ce fichu Challenge AZ qui m’a mise en quête d’un B pour le deuxième jour et, mon pauvre, c’est tombé sur toi ! Et c’est dommage pour moi, parce que tu es né en 1687 en pleine cambrousse bretonne. Avec ça, je ne risque pas de trouver un portrait de toi pour illustrer l’article… Ton nom gribouillé par le prêtre qui t’a baptisé suffira, tant pis.

Alors. Bertrand FALIGHERO. Moui moui moui… OK, voyons d’abord où se déroule l’action.

Bon ça va, je reconnais ! Locmalo, c’est la commune de naissance de Mémé, la maman de Papa, qui est le point de départ de ma branche bretonne. D’après les données dont je dispose, tu es né à Séglien, tu t’es marié à Séglien avec une fille de Séglien, et tu as été inhumé à l’âge de 72 ans à Langoëlan (et ton épouse aussi). Hey ! C’est pas mal 72 ans, au début du XVIIIème siècle !

Je suis surprise de vous trouver inhumés à Langoëlan. Qu’est-ce que vous êtes allés f… là-bas ? C’était pas bien Séglien ? Tu n’avais pas de travail, ou bien ta belle-mère te saoulait ? Voyons, ai-je des infos sur ton métier ?

Ah voilà. Tu étais métayer. C’est quoi déjà, un métayer (à part qu’il tenait une métairie…) ? Je m’y perds toujours un peu dans les professions agricoles, entre métayer, fermier, journalier… Je prends mon super dictionnaire de généalogie (un pavé de 2,5 kg tout de même) (je l’aime bien, on trouve des termes assez coquets, comme « litoche », « cultus » ou encore « resarcisseuse ») (hi hi le correcteur d’orthographe me les souligne, il ne les aime pas ceux-là, trop vieux ah ah) (Hum… je m’égare).

  • Métayer : Personne liée par un contrat de métayage pour exploiter une propriété rurale.
  • Métairie : la propriété en question.
  • Métayage : contrat par lequel un propriétaire (le bailleur) apporte une terre, des bâtiments, des machines, un cheptel tandis qu’un locataire (le métayer) fournit son travail, celui des membres de sa famille et une proportion plus ou moins grande du capital d’exploitation, les fruits (au sens juridique du mot) (ben non hein, pas que les pommes ou les poires) (et encore moins les scoubidous) (hum… je m’égare encore), les fruits donc, étant partagés entre les deux. Le métayage est également appelé bail à métairie.

Ok je comprends. Ça vaudrait carrément le coup de rechercher le bail, pour identifier les terres sur lesquelles tu as bossé comme un chien travailler dur, et le nom de ton exploiteur propriétaire. Je note dans mon carnet :
« FALIGHERO Bertrand – Rechercher contrat métayage entre 1716 et 1760, communes de Langoëlan et Séglien – AD Morbihan »

Tout en récoltant ces infos, une partie de mon cerveau est partie en balade, tel un chiot excité, et est revenue avec une autre question (la sale bête) : quel est notre lien de parenté, mon cher Bébert ? Là, je bénis les développeurs de mon logiciel, qui ont intégré une fonction de recherche de lien. Je lance la bécane (pas trop fort), et voilà le résultat :

FALIGUERHO Bertrand (1687-1760)

FALIGUERHO Marie (1732-1791)

ALLANNIC Claude (1776-1847)

ALLANNIC Joseph Louis Constans (1819-1892)

ALLANNIC Joseph (1849-1912)

ALLANNIC Marie-Anne (1890-)

LE BOURLOT Anne-Marie (1914-2012)

Papa

Moi

FALIGUERHO Bertrand (1687-1760)

FALIGUERHO Marie (1732-1791)

ALLANNIC Louise Yvonne (1760-1794)

LE BOURLOT Mathurin (1787-1843)

LE BOURLOT Joseph (1822-1860)

LE BOURLOT Mathurin (1847-1888)

LE BOURLOT Adrien (1885-)

LE BOURLOT Anne-Marie (1914-2012)

Papa

Moi

FALIGUERHO Bertrand (1687-1760)

FALIGUERHO Marie (1732-1791)

ALLANNIC Louise Yvonne (1760-1794)

LE BOURLOT Mathurin (1787-1843)

LE BOURLOT Marie-Louise (1826-1900)

LE NOTOLLIER Marie-Jeanne (1856-1910)

ALLANNIC Marie-Anne (1890-)

LE BOURLOT Anne-Marie (1914-2012)

Papa

Moi

Waouh… Ce n’est pas un (nooon), pas deux (noooooon), mais trois (ooooooooh) liens qui nous unissent ! Nom d’une pipe en bois (comme dirait ma belle-sœur) ! Pourtant, tu n’as qu’une seule « fonction » généalogique, tu es un de mes (inspire) arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père. Mais quelle est ycelle male-faisance !!!? C’est la faute à l’implexe, c’est sûr (toujours fourré à mettre le bazar celui-là). Je vais essayer de tirer ça au clair avec un schéma.

Voilà, c’est mieux, non ? Arf…

Je conclus, cher Bébert, que j’ai trois fois ton sang dans mes veines. J’espère donc que tu as été clean ta vie durant, à ne pas trop abuser du chouchenn (ou de quoi que ce soit que ton pote le bouilleur de cru ait pu distiller).

Je suis heureuse de m’être connectée à toi aujourd’hui. Cette promenade dans la Bretagne passée m’a ragaillardie ! Je reviens vite avec ton contrat de métayage (enfin… vite… ça va dépendre de la fin du confinement…) (mais bon tu t’en fiches, t’es mort) (hum… je m’égare).

Allez, bisous !

Laure

Cet article a 10 commentaires

  1. Clarisse

    Mon Dieu Laure je me régale !!! Outre le côté passionnant de l’histoire je me marre en retrouvant ton parlé et ta manière d’écrire!!!
    Merciiiiii

    1. Laure Martin

      Et si tu me voyais: je rigole toute seule des bêtises qui fusent dans ma tête !

  2. Caro

    Bon… alors… je suis pas sure de tout comprendre dans ton schéma, y a de la consanguinité dans notre lignée ou quoi ?

    1. Laure Martin

      C’est ça, et à deux reprises ! Mais rassure-toi, je ne connais aucune famille sans cette particularité. Nos aïeux ne déménageaient pas comme nous aujourd’hui, donc il était difficile de trouver un conjoint qui ne soit pas aussi un cousin, à divers degrés…

      1. Caro

        Donc, finalement, j’ai compris ton schéma ! Youpi !

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