Du désamour? Vraiment?

Je crois que j’aime tellement la vie que j’ai voulu en découvrir la noirceur. C’est la seule explication qui tienne aujourd’hui pour réconcilier passé, présent et futur. Comment expliquer, sinon, les choix passés? Comment assumer la pleine responsabilité de ces choix, pour ne rien en regretter?

Je ne crois pas à l’idée d’erreur.

Je n’y crois plus. Il n’y a que des choix, dans l’instant, de qui j’ai envie d’être. Et même lorsque ces choix ont semblé conduire à l’innommable, à la souffrance, à la peur, à la violence, ils restent les miens, quel qu’ait été mon niveau de conscience de l’époque.

Ce qu’il y a de bien dans la prise de responsabilité de mes choix “bizarres”, c’est que je sais que je peux en faire d’autres. Les mêmes aussi, si j’ai envie. Et pourquoi pas? Pourquoi ne pas remettre dix balles dans la machine à claques de la vie?

Bah… Pas envie! Je me rends compte qu’une partie de mes désirs m’a portée vers l’intensité. Dans le but de me sentir vivante, et ne sachant pas trouver l’intensité dans la joie, j’ai choisi le côté dark de la force, dans l’inconscience des mécanismes en jeu, et surtout, dans un profond désamour.

Un profond désamour?

Vraiment? Ai-je, un seul instant, arrêté de m’aimer? Non. Jamais. J’allais écrire “sinon je serais morte”, mais je n’y crois même pas.

Je n’ai jamais arrêté de m’aimer.

Je n’ai jamais été abandonnée.

Je n’ai jamais été seule.

Dans mes heures les plus sombres, il y a toujours eu une force incroyable qui m’a tenue en vie et permis de poursuivre le chemin. Bonne étoile, ange gardien, Dieu, peu importe le nom. Il se peut même que cela s’appelle Laure. J’ai dû penser, longtemps, qu’il fallait que je me mette dans des situations affreuses pour avoir droit à cette aide miraculeuse. Le sauvetage par la mère courage, seul moyen de sentir ma puissance en action?

Pendant ces derniers mois, j’ai reconnecté tant de facettes de mon Etre. Tant de personnages, d’identités, de masques. Croyant me réconcilier avec mes parties sombres, j’ai découvert que nous ne nous étions jamais fâchées.

De vieux amis réapparaissent dans ma vie.

Ils m’ont connue adolescente, rieuse et boudeuse, sensuelle et tourmentée, intelligente et naïve, lorsque toutes ces énergies me traversaient sans que j’en choisisse certaines plus que d’autres. Je me sentais aimée.

Je ne me souviens pas de la bascule. Quand ai-je décidé de tester le “désamour”? A quel moment ai-je regardé ma vie en disant “Non, là, c’est vraiment trop chouette, il faut que ça cesse, cette joie de vivre est insupportable.”?

Quelques idées se présentent, mais je ne suis pas certaine qu’il me soit utile, aujourd’hui, de décortiquer cela.

Me foutre la paix, et me connecter au vivant qui me traverse dans l’instant, voilà qui me fait bien plus envie !

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