À propos

J’ai été ingénieure pendant des années. Le genre de métier qui donne des certitudes : des calculs, des preuves, des structures qui tiennent. Et puis, fin 2015, un burn-out a tout remis en question, le travail comme le reste.

La crise existentielle qui a suivie a duré dix ans, parfois silencieuse, parfois brutale, comme ce jour de 2017 quand j’ai appris que mon père souffrait d’un cancer. L’idée qu’il puisse mourir m’a percutée avec une violence que je n’avais pas anticipée, et une question s’est imposée : je voulais savoir où il irait. Pas métaphoriquement. Vraiment.

C’est cette interrogation, naïve et urgente à la fois, qui m’a conduite vers la spiritualité. J’ai cherché partout, avec la même rigueur que l’ingénieure que j’avais été, et avec la vulnérabilité de quelqu’un qui n’a plus de repères. J’ai exploré l’ésotérisme, le chamanisme, la physique quantique, la psychologie des profondeurs. J’ai rencontré des pratiques lumineuses et des gourous pas très sains. J’ai failli me perdre, plusieurs fois.

Au détour de cette quête, devenue artiste, j’ai croisé un alphabet alchimique du XVIème siècle, qui m’a tout de suite parlé parce qu’il a un nom qui sonne tout doux : l’alphabet angélique. Les alchimistes de l’époque s’en servaient pour coder leurs secrets. Quand j’ai commencé à tracer ces glyphes à la main, il s’est passé quelque chose que j’ai du mal à nommer, une forme de paix peut-être, ou de présence.

Mon père est en rémission. La quête a changé de forme, mais elle n’a pas cessé.

Aujourd’hui je traduis des mots en portraits alchimiques. Prénoms, valeurs, intentions. Chaque œuvre est unique, faite à la main, pour une personne précise. Sur le blog, j’écris sur tout ce que j’ai traversé : les pratiques qui ouvrent, celles qui enferment, et la frontière ténue entre les deux.

Je n’ai plus de certitudes, et je m’en réjouis !

Laure Martin, artiste et chercheuse.


Je suis aussi thérapeute et généalogiste. Si tu es curieuse :

Slow Feel FlowÂmes d’Ancêtres