Rien, ce n’est pas rien…

En réalité, il n’y a pas de problème.

Aucun.

Nous créons les problèmes, les questions, pour nous occuper à chercher les réponses, pour éviter de faire face au vide. A ce que nous croyons être vide. Et qui est en réalité plein de nous, de soi, de notre pure essence.

Cette essence Est; elle n’attend rien, ne désire rien, n’espère rien, ni ne regrette quoi que ce soit. Une fois cette paix goûtée, que puis-je faire d’autre? Rien, en effet.

Alors ce Rien devient dense, et se comporte comme un trou noir. En réalité, il est déjà dense, j’y mets seulement un peu plus de conscience. Le trou nir semble ne rien émettre, ne faire qu’attirer. Puis-je avoir confiance que ce qui adviedra, ce que j’attirerai, sera bon et joyeux? Puis-je admettre que je n’ai besoin de rien? Puis-je accepter que ce qui est, suffit?

Je suis cette Paix profonde.

La conscience que je pose dessus me permet de goûter cela, et c’est très très doux. Pourquoi désirer autre chose? Le sens de la vie, sa justification, ne serait-il que cela?

Tout ce grand bazar humain, ce bruit incessant, ces cris d’angoisse et d’extase, ne mènerait qu’à cela? Et bien… ma foi, il y a pire comme destination, n’est-ce-pas?

J’ai senti très fort, ces derniers jours, la répétition de la petite question “Bon, et maintenant, je fais quoi?” Alors j’ai nettoyé le terrain, évacué les obligations et les loisirs, et j’ai fait face au vide. Qui n’est, finalement, pas si vide que cela!

Alors, pourquoi agir?

Cette magnifique faculté que je détiens, d’utiliser mes pensées et mon corps pour modifier la matière, j’en fais quoi? Ce qui me vient est plutôt “D’où est-ce que j’agis? De la peur ou de l’amour?”

A chaque seconde, ralentir encore, sentir le désir de faire, l’interroger “D’où viens-tu cher désir? Viens-tu de ma peur de manquer? Viens-tu de mon amour de moi?” Et constater que, la plupart du temps, c’est la peur qui me met en action.

Ai-je encore envie de cela? Suis-je prête à lâcher la peur? Prête à rester ainsi, bras ballants, dans l’attente d’un désir de faire né de l’amour? Pour constater que c’est bien aussi, ce Rien…

Ce n’est pas rien.

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